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lutineries de plumoc

Une absence injustifiée... pour le moment

31 Janvier 2016 , Rédigé par Renan Plaquet Publié dans #news, #déménagement

Bonjour à toutes et à tous,

Oui, j’ai encore une fois disparu de vos écrans, mais déménagements obligent… Je suis toujours dans les cartons et je n’ai pas eu le temps de m’atelier au méchant, la semaine qui vient risque d’être chargée, mais les suivantes devraient m’offrir un peu plus de temps. Je me permets donc de remettre à Plus-tard (qui le remettra à Jamais) l’écriture de mon méchant… Je ne peux pas vous promettre d’avoir le temps de m’atteler à quoi que ce soit cette semaine, mais au cas ou l’un d’entre vous chercherait un peu d’inspiration :

On a tous vécu dans plein d’endroits. Si l’on considère vécu au sens large, chaque endroit que nos pieds ont foulé est un endroit ou nous avons vécu. En élargissant un peu encore (sans doute un poil trop pour pas mal de monde) nous passons du temps sur le net et nous y vivons.

Cette semaine, je vous conseille de repenser à un endroit que vous aimez particulièrement, qu’il soit lié à un moment ou non. Un endroit réel, virtuel et, pourquoi pas, imaginaire dans lequel vous vous sentez bien. Dépeignez-le, expliquez-le si le cœur vous en dit.

Créativement,

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À venir en 2016...

22 Janvier 2016 , Rédigé par Renan Plaquet Publié dans #concours de nouvelles, #projetS, #quatre mains

trop de projets
trop de projets

Bonjour à toutes et à tous,

Un petit coup de mou en ce milieu de semaine… La sélection de dix nouvelles retenues par Edilivre est tombée hier, et sans grande surprise Tangente n’a pas été retenue. Outre cette nouvelle, c’est le nombre de participants qui m’a fichu un coup. Plus de 2000 nouvelles ont été envoyées. Pour mémoire, il y aura en mars un classement des 500 meilleurs, et je commence à avoir peur que mon texte n’apparaisse pas dans le classement.

J’ai beaucoup de mal à écrire en ce moment. Il faut dire que la période est mal choisie. Je le répète depuis pas mal de semaines maintenant : tout bouge. Alors je sais, les puristes me répondront que tout bouge en permanence, que rien n’est immuable et qu’il faut savoir danser avec le monde. Bien qu’ils aient raison, j’ajouterai tout de même un bémol. Il est des temps de grand bouleversement nos vies semblent bouger plus vite que la terre sur son axe. Rassurez-vous, j’entre dans la dernière ligne droit, et si je me permets de prendre encore un peu de retard (je vais tout faire pour ne pas en prendre en ce qui concerne l’atelier Facebook).

Je ne vous donne donc aucune date en ce qui concerne les quelques travaux que j’ai prévu. Sachez juste que Tangente sera retravaillé pour être envoyé à une revue de nouvelles littéraire dans les mois à venir, et qu’en cas de refus, vous la retrouverez sur ce blog. Le Blog devrait connaitre quelques modifications, et peut-être trouver un petit frère durant ces mêmes mois. Un ancien texte (Quête dimensionnelle,écrit en février 2014) sera aussi retravaillé pour participer à un concours de nouvelle à thème libre. Enfin, un projet d’écriture plus long (un « roman »), devrait commencer avant l’été.

Ça fait beaucoup. Mais si mes nuits sont le prix à payer pour parvenir à vivoter en éructant de l’encre, je suis prêt.

Enfin, juste pour complexifier encore un peu tout cela, un projet à quatre mains est en train de naitre, il en est à la phase d’écriture mais n’en restera pas là. Ainsi, il est fort probable que j’en appelle, dans les mois à venir, à votre indulgence, accaparé que je serai pas ce projet… disons… plus visuel.

Créativement,

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exemple de texte d'atelier

16 Janvier 2016 , Rédigé par Renan Plaquet

atelier d'écriture
atelier d'écriture

Bonjour à toutes et à tous,

Aujourd’hui, je viens partager avec vous deux écrits d’atelier.

Pour le premier je disposais de cinq mots (1 par personne présente à l’atelier) : coccinelle/phare/couleur/printemps/ange gardien, d’une phrase (piochée parmi six) « l’oiseau vagabonde sans rien oublier. » et de douze minutes

Les vagues bruissent au loin, mais le vent ne me laisse pas les entendre. Je n’entends que l’océan qui se froisse pour venir troubler ce miroir mouvant du ciel que la lumière de mon phare vient éclairer à minuit. Je zèbre le bleu nuit de la mer de traits blancs, et ce depuis bientôt trente ans. Oh c’est vrai que ces dernières années, je n’ai plus rien à faire. J’ouvre, une fois par mois, la porte aux gars de maintenance et les jours d’orage, j’actionne manuellement le phare. Une simple pression sur bouton.

Demain, je devrais partir. Parce que ce bouton sera prenable à distance et que je coute trop cher. J’ai beau expliquer que je pourrais bénévoler, il ne m’ont pas laissé le choix. Il va falloir quitter définitivement mon nid haut perché, là où viennent me saluer quelques goélands, pour retrouver la terre verte, l’herbe, les plantes, les fleurs, les roches…

J’ai une peur bleue du vert qui pousse petit à petit, de la lenteur fourbe du printemps, moi qui voyait passer chaque vague comme un coup de balai venant tout effacer.

Ils ont beau me dire que je vais m’habituer, l’oiseau même vagabond n’oublie jamais.

Pour le second texte nous sommes partis, tous les six des mêmes six mots : La chambré/fuite/hasard/naufrage/diantre/à cause et nous avions quinze minutes

Dure soirée pour Douglas : prostré dans l’humidité des draps du lit central de la chambré. Le toit de chaume de l’unique bicoque d’une ile pommée au milieu du pacifique laissait perler, toutes les cinq secondes, une goutte de pluie grossissant doucement avant de s’écraser sur son nez.

Des petits groupes discutaient le drame, et pansaient leurs plait. Ils avaient tous un regard pour Douglas. Chacun posait des yeux noirs, gris, amers, haineux ou moqueurs pour les plus amicaux. La conscience de ces yeux scrutateurs pourléchant sa carcasse avait de quoi inquiéter. Seul, pommé au centre d’une chambre tapissé de rancuniers, au milieu d’une ile battue par l’océan hostile, il y avait de quoi devenir fou et tenter une fuite insensée. Douglas pourtant fixait inlassablement la prochaine goutte.

Il n’arrivait pas à comprendre, revivait encore et toujours les quelques scènes qui avaient amené l’équipage, ou ce qu’il en restait, dans cette grande pièce de l’unique bicoque d’un ilot ridiculement petit. Il avait beau faire tourner les images aussi vite qu’avait tourné le gouvernail, il n’arrivait pas à piger d’où venait ce rocher accédé qui avait éventré la coque de leur voilier. Pas moyen de comprend le capitaine, sa soufflante et ses coups qui laissaient à penser que c’était par sa faute qu’ils avaient fait naufrage.

Dans cette marée d’homme, aucune place n’était laissée au hasard, et en temps que plus haut gradé survivant, il s’attendait à trinquer.

Si vous avez lu jusqu’ici (d’abord merci ! Et ensuite) vous vous êtes rendu compte que tous les mots ne figurent pas dans le texte et pour cause, ce n’est pas le but. Les mots ou phrases que vous recevez ne sont que des outils, vous pouvez parfaitement piocher celui qui vous plait et laisser ceux qui vous encombrent, ou dont vous ne ressentez pas le besoin.

Créativement,

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Quelques (premières) news pour ce mois de janvier (à venir)…

6 Janvier 2016 , Rédigé par Renan Plaquet

la changement
la changement

Commençons par un mauvais début, je n’aurai pas le temps de travailler suffisamment le concours de nouvelles ENSTA ParisTech (http://www.bonnesnouvelles.net/enstaparistech2016.htm). J’aurais réellement aimé y participer, j’avais choisi de travailler sur Francis Galton, mais il me semble que ce concours est bien trop exigeant (et par les prix qu’il offre : bien trop attractif) pour que je puisse en tirer une quelconque information. L’année prochaine, s’il est reconduit, je me tiendrai prêt !

Ce début d’année mouvementé m’offrira peut-être une chance de participer « pour le fun » à un concours de nouvelles plus « facile » pour moi : la 10e édition du concours de nouvelles -contes- poésie tousazimute (http://lille.aujourdhui.fr/etudiant/sortie/concours-d-ecriture-contes-poesies-et-nouvelles-10eme-edition/flyer.html). Je pense utiliser un ou deux textes assez « sonores » écrits en atelier pour tenter ma chance. Le temps est vraiment très court, mais je me sans plus à l’aise avec un texte à retravailler qu’avec une création sur un thème imposé.

Je referai un point sur les événements à venir bientôt.

Créativement,

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Nouvel an avec Lune

3 Janvier 2016 , Rédigé par Renan Plaquet Publié dans #atelier, #nouvel an, #Lune, #rêve, #écrits d'atelier

Nouvel an avec Lune

L’air est clément en ce milieu de nuit ; il refuse de châtier ce misanthrope des sables. Un bernard-l’ermite recroquevillé entre trois dunes un soir d’hiver. Un trois quarts de Lune passe et repasse au gré du défilé des nuages ballotés par le vent marin ; cinglant, salé, cinglé. Une basse lointaine balance du grave à quelques dizaines de mètres. Des filles hurlent, de jolis cris qui trahissent une pointe de vanille sur un flot de rhum. Mes mains s’amusent des grains blancs qui filent entre mes grasses paluches.

Parfois, il est bon de prendre du recul, de prendre le temps de ne rien faire, de retrouver l’ennui primordial des enfances sclérosées de parentalité. C’est en ne faisant rien sur son lit que l’on apprend à rêver.

Ce soir, j’ai bu. Pas encore trop, mais ça viendra. Ça vient toujours. Mais avant de retrouver l’oublie, de me reperdre en amnésie, mentons encore une fois à Lune. Elle qui pardonne tout, qui efface l’ardoise de mes conneries une fois tous les 28 jours et le tout de bonne grâce. Elle qui a toujours le bon gout de revenir.

Ma chère amie, une fois de plus laisse-moi te confier mes plus beaux rêves, tous mes désirs et briller d’enfantillages avant de te décevoir, avant de revenir dans le chemin des oublieux qui restent heureux tant qu’ils se nient.

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